Je profitais de ces doux moments de calmes et de sérénité,
mes paupières closes, l’eau ruisselant sur chaque parcelle de mon épiderme. Les
douches demeuraient l’ultime solution pour me débarrasser de tout le stress
accumulé de cette journée. Pourtant, et sans raison valable, je me sentais
sale. Sale d’avoir eu à affronter les avances de Till sans l’avoir repoussé
définitivement. Avec douleur, j’admis avoir eu envie de succomber au charme du
chanteur, malgré les efforts constants de Paul à être un mari idéal.
Sans la sentir venir, une larme coula le long de ma joue, se mêlant aux gouttes d’eau provenant du pommeau de douche. Inconsciemment, je me frottai violemment la peau, cherchant absolument à me décrasser de tout. Ma peau était rouge vif, à la fois du aux nombreuses griffures de colère que je m’étais infligée, mais aussi à cause de la température délibérément bouillante de l’eau. J’avais besoin de cette douleur, et pourtant, je ne sentais rien. Soudain, réalisant que dans ces actes presque désespérés, mon état d’esprit se rapprochait de celui de Till, je réprimai l’envie de vomir et m’arrêta dans toutes mes actions.
Sans la sentir venir, une larme coula le long de ma joue, se mêlant aux gouttes d’eau provenant du pommeau de douche. Inconsciemment, je me frottai violemment la peau, cherchant absolument à me décrasser de tout. Ma peau était rouge vif, à la fois du aux nombreuses griffures de colère que je m’étais infligée, mais aussi à cause de la température délibérément bouillante de l’eau. J’avais besoin de cette douleur, et pourtant, je ne sentais rien. Soudain, réalisant que dans ces actes presque désespérés, mon état d’esprit se rapprochait de celui de Till, je réprimai l’envie de vomir et m’arrêta dans toutes mes actions.
Quelques minutes plus tard, je fumais ma cigarette, étendue
sur le lit confortable de l’hôtel. Cela faisait maintenant bien deux bonnes
heures que j’attendais mon homme, mais il se faisait attendre. Apparemment, l’ambiance
de cet After-show devait lui convenir, pour vouloir s’y attarder à ce point…
Je fermai les yeux et laissai mes pensées naviguer vers cet endroit maudit. Je n’avais qu’une crainte, celle qu’une femme lui mette le grappin dessus. Oh, j’étais sûre à 70% que Paul m’était fidèle. Mais un moment de faiblesse pouvait facilement arriver, j’en savais quelque chose.
Je fermai les yeux et laissai mes pensées naviguer vers cet endroit maudit. Je n’avais qu’une crainte, celle qu’une femme lui mette le grappin dessus. Oh, j’étais sûre à 70% que Paul m’était fidèle. Mais un moment de faiblesse pouvait facilement arriver, j’en savais quelque chose.
Je regardais, pour au moins la cinquantième fois, l’heure,
et commençai sérieusement à m’inquiéter. Puis j’entendis un bruit dans le
couloir. L’espoir commençait à remonter en moi et je me redressai, laissant
tomber ma serviette de bain, qui n’avait jusque-là, pas quittée mon corps.
Puis, la porte s’ouvrit, après un ‘clic’ discret, laissant timidement
apparaitre un Paul qui se faisait tout petit.
Je souris à cette vision, me retenant presque de me lever l’accueillir.
Je souris à cette vision, me retenant presque de me lever l’accueillir.
« Ah...tu es réveillée ? » Me demanda-t-il, s’approchant
de moi.
« Non je suis somnambule… C’était bien l’After ? »
Il vint s’asseoir à côté de moi, reluquant avec envie ma
fine poitrine, puis retira ses chaussures qui devaient lui peser.
« C’était…barbant. Mais je m’en suis bien sorti…Comme d’habitude
quoi.
-Barbant ? Et tu restes autant de temps dans un endroit
qui ne te plait pas ? La prochaine fois, tu resteras chez ma mère plus
longtemps alors ! » Lui répondis-je avec un sourire.
Il ne répondit pas, et retira son éternel débardeur noir, me
laissant admirer son corps de quinquagénaire quasi parfait. Ce n’est que lorsqu’il
retira son pantalon, que je me posai une question. Pourquoi l’avais-je repoussé
ces derniers temps, alors qu’il me faisait toujours autant vibrer au fond de
moi ? Je ressentais tellement de choses contradictoires, craignant
principalement que Till ne soit à la base de tout ça. Puis, pour me racheter,
je décidai de retirer entièrement la serviette de bain, me dénudant aux yeux de
mon mari qui parut surpris. Puis je glissai ma main sur son torse. Il soupira,
un son exquis à mes oreilles fragiles. Mais lorsque je glissai mes doigts plus
bas, il me stoppa. Et, osant à peine regarder mes yeux qui venaient de se
baigner de larmes fraiches, il se glissa sous les couvertures, en murmurant un « Bonne
nuit chérie ».
J’éteignis la lumière, un sentiment de colère et de honte
emplissant mon être plein de doutes. De toute notre vie de couple, jamais Paul
ne m’avait repoussée, encore moins un soir de concert. D’habitude, il disait
avoir un trop plein d’adrénaline qu’il lui restait à évacuer, et il prenait mon
corps pour Asile. Mais étrangement, pas ce soir. Malgré la confiance que je lui
offrais, je ne pouvais m’empêcher de me poser des questions quant à cet
After-Show. Lui qui détestait ce genre de fêtes, était resté nettement plus
longtemps que d’habitude, alors que quelques minutes avant, je venais de lui
refuser un ‘câlin’ sous la douche…
Je ne dormis pas cette nuit-là…n’écoutant que la respiration
calme et posée de Paul, ainsi que mes propres pensées. Et lorsque les rayons de
soleil percèrent les rideaux, mais pas mon cœur endolori, je me levai
discrètement et me dirigea vers la salle de bain. Je fixai mon reflet dans le
miroir. Plus le temps passait, plus je me dégoutais. Des rides immondes avaient
pris place aux coins de mes yeux verts, mes lèvres, se pinçaient de plus en
plus, et ce, malgré moi. Je pris quand même soin de me maquiller
convenablement, appliquant sur mes paupières encore bien formées, un fard
couleur prune, un trait d’eye liner et du mascara.
Puis j’enfiler de quoi me rendre élégante, avec une jupe noire, des bas mauves et un haut renvoyant à la couleur de mes jambes.
Lorsqu’enfin je fus prête, je sortis de la salle de bain, tombant nez à nez avec Paul, qui me scrutait d’un air fatigué. Puis il sourit, un sourire que je ne lui répondis pas.
Puis j’enfiler de quoi me rendre élégante, avec une jupe noire, des bas mauves et un haut renvoyant à la couleur de mes jambes.
Lorsqu’enfin je fus prête, je sortis de la salle de bain, tombant nez à nez avec Paul, qui me scrutait d’un air fatigué. Puis il sourit, un sourire que je ne lui répondis pas.
« Tu es ravissante chérie. Tu sors ? » Me
demanda-t-il, me tendant ses lèvres que j’embrassai sans enthousiasme.
Bien sûr, il le remarqua, et fronça les sourcils, mais ne dit rien sur ça.
Bien sûr, il le remarqua, et fronça les sourcils, mais ne dit rien sur ça.
« Oui je vais sortir petit déjeuner en bas de la rue-
-Je viens avec toi, attends-moi. »
Intérieurement je riais. De toute évidence, Paul ne voulait
pas que je sorte seule. Avait-il peur, lui aussi, de quelque chose ? En l’attendant,
je m’assis sur le bord du lit que Paul avait refait impeccablement, et, comme à
mon habitude, je scrutai mes ongles.
Puis il sortit à son tour, vêtu d’une chemise blanche et d’un Jeans noir. Il était beau, tellement élégant, tellement atypique par rapport à moi…
Puis il sortit à son tour, vêtu d’une chemise blanche et d’un Jeans noir. Il était beau, tellement élégant, tellement atypique par rapport à moi…
Je me levai, et tous les deux, nous nous dirigions vers l’ascenseur.
Alors que nous marchions côte à côte dans la rue, je sentis la main de Paul vouloir prendre la mienne et je dus me livrer à une bataille interne. Savoir si je devais faire ma capricieuse et lui faire comprendre que son comportement de la veille ne m’avait pas plu, ou lui laisser le bénéfice du doute, et continuer à agir en épouse aimante. La deuxième option me parut la meilleure, et je laissai nos doigts s’entremêler, alors qu’un sourire venait d’éclairer le visage de mon mari. La meilleure des récompenses.
Alors que nous marchions côte à côte dans la rue, je sentis la main de Paul vouloir prendre la mienne et je dus me livrer à une bataille interne. Savoir si je devais faire ma capricieuse et lui faire comprendre que son comportement de la veille ne m’avait pas plu, ou lui laisser le bénéfice du doute, et continuer à agir en épouse aimante. La deuxième option me parut la meilleure, et je laissai nos doigts s’entremêler, alors qu’un sourire venait d’éclairer le visage de mon mari. La meilleure des récompenses.
Nous nous assîmes à une table reculée, cependant, dos à une
baie vitrée. Paul et moi étions en train d’attendre nos commandes quand je vis
son visage blêmir, alors qu’il regardait à l’extérieur. Je n’eus pas le temps
de me retourner, que Paul me prit les mains, cherchant à attirer mon attention.
Je n’étais pas dupe, et, je le lui fis gentiment comprendre.
« Tu cherches à me cacher quelque chose Paul ? »
Il ouvrit ses yeux les plus grands possibles, mais lorsqu’il
ouvrit la bouche, une femme, plutôt jeune, vint nous rejoindre. Mes yeux lui jetaient
des éclairs, voulant la faire partir, mais, d’une voix enjouée, elle posa une
main sur l’épaule de Paul qui sursauta, et s’exclama, d’une voix tout à fait
agaçante.
« Oh Paul !! Comme on se revoit !!!! »
Il se retourna vers elle, et rit nerveusement. Moi ? Je
ne disais rien, je me contentais d’observer. Puis d’un coup, Paul s’énerva.
« Merde, mais on ne peut pas avoir de moment tranquille
en privé !? »
Je retins avec mal un pouffement de rire qui voulait
pourtant désespérément sortir, et me mordis les lèvres.
« Pardon ?? Tu ne disais pas ça hier soir Paul… »
Mon cœur eut un raté. Mon cerveau mit du temps à mettre
toutes les informations en place, pourtant, je m’efforçais de ne pas
comprendre. Et, voyant la mine déconfite de Paul qui n’osait plus me regarder,
je me levai de table, lançant un regard glacial à Paul et à sa groupie, et
partit. Je me forçai à ignorer la voix de Paul qui me suppliait de revenir…